Au Burkina Faso, l’UJKZ et l’ULB collaborent pour réduire les risques liés aux plastiques alimentaires

Face à la montée des risques sanitaires liés à l’usage des plastiques, un projet de coopération académique internationale se met en place au Burkina Faso. Portée par une collaboration entre l’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ) et l’Université libre de Bruxelles (ULB), cette initiative vise à mieux comprendre et limiter l’exposition de la population aux perturbateurs endocriniens (PE).

À l’origine du projet : un constat partagé lors d’échanges entre chercheurs burkinabè et belges. L’urbanisation rapide et l’industrialisation croissante du pays s’accompagnent d’une exposition accrue à divers polluants. Parmi eux, les perturbateurs endocriniens — souvent présents dans les plastiques utilisés pour l’emballage alimentaire — sont suspectés de jouer un rôle dans l’augmentation de certaines pathologies, notamment les cancers et les troubles de la fertilité.

Malgré l’adoption de lois visant à limiter l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables, les connaissances sur les impacts sanitaires de ces substances restent encore insuffisantes, tant au niveau des autorités que de la population. Le projet entend combler ces lacunes en combinant recherche scientifique, sensibilisation et appui aux politiques publiques.

Aux côtés de l’UJKZ et de l’ULB, une équipe pluridisciplinaire rassemblant plusieurs partenaires — dont l’UJKZ, l’ANSSEAT, le ministère en charge de l’Environnement, l’Université de Mons (UMONS) et ULB-Coopération — est mobilisée pour renforcer les capacités locales. ONG et organisations de la société civile participeront également à cette dynamique collective.

Trois axes structurent l’action : le renforcement des compétences scientifiques et techniques pour mieux étudier l’exposition aux PE, la création d’outils pédagogiques destinés à sensibiliser décideurs et citoyens, et la mise en place d’un dialogue multi-acteurs pour accompagner les autorités burkinabè dans leurs stratégies de réduction des risques.

À travers cette initiative dont le lancement a eu lieu en janvier 2026, les partenaires ambitionnent non seulement d’améliorer les connaissances scientifiques sur les plastiques alimentaires, mais aussi de contribuer concrètement à la protection de la santé publique au Burkina Faso.

En savoir +

Visionner l’interview de Cédric Delporte (ULB) et Balé Bayala (UJKZ) 

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