L’innovation au service de l’agroécologie.

BIOMICNET: réseau de recherche et d'innovations en inoculation microbienne des cultures comme levier de la transition agro-écologique du Sénégal
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Au Sénégal, l'agriculture fait face à des défis majeurs tels que la fluctuation des rendements, l’instabilité des prix sur les marchés mondiaux et la limitation des terres cultivables. Face à ce constat, le pays a placé la transition agroécologique parmi ses priorités.

Une technique clé dans cette transition est l'inoculation des plantes avec des microorganismes symbiotiques, qui peut augmenter les rendements et renforcer la résistance des plantes aux stress. Cependant, malgré le potentiel de cette pratique, elle reste sous-exploitée au Sénégal en raison du manque de connaissances scientifiques adaptées au contexte local. D'autres obstacles incluent le manque d'inoculums locaux, la réglementation floue, le manque de données sur l'efficacité économique et le manque de coordination entre les acteurs.

Ce projet vise à combler ces lacunes. Il se base sur des recherches interdisciplinaires dans cinq domaines :

  • la biodiversité des champignons associés aux cultures locales ainsi que leur optimisation,
  • la symbiose du niébé,
  • les interactions entre les acteurs de la filière favorisant l’adoption d’innovations,
  • un modèle socio-économique durable de production des inoculums,
  • la formulation de recommandations pour le développement l'agriculture familiale.

La stratégie du projet repose sur la mutualisation d'outils innovants, un accompagnement à distance des expérimentations sur le terrain, et la création d'un réseau de producteurs d'inoculums.

IMPACT

«Ce projet s’intègre au cœur d’une série de projets en lien avec l’agroécologie et portés par les différents partenaires. Grâce à ces projets, des avancées considérables ont déjà été réalisées pour le développement d’une filière d'inoculation durable au Sénégal. Le projet BioMicNet bénéficiera des connaissances et partenariats déjà établis par ces projets précédents en vue d’un développement efficace et concret des connaissances et d’un transfert de l’innovation vers les bénéficiaires indirects. Il permettra également de s'intéresser, pour la première fois, à la durabilité sociale et économique de la filière.»

Ludivine Lassois (ULiège) et Aboubacry Kane (UCAD)

 

 

Principales activités
  • Identification de la diversité des champignons mycorhiziens ;
  • Identification des facteurs favorisant la symbiose Rhizobium-Niébé ;
  • Étude des facteurs d’adoption par les agriculteur.trice.s des pratiques d'inoculation innovantes ;
  • Étude de viabilité économique des unités de production d’inoculum ;
  • Création d’une plateforme d’innovation pour le partage de la Recherche sur l’inoculum.

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